cogitation et élucubration 2.

Il pleut il vente, ces jours-ci on profite plus du passage des tempêtes que des conditions idéales d’enseignement (mais non chhhtttt pas d’inquiétude ça revient ça revient!!).
Nous sommes nourris au sensationnel, à l’impressionnant, à ce qui nous fait des frissons dans le dos mais ne nous mouille pas trop les pieds. Mais dans les conditions que mère nature nous offre actuellement, le niveau peut vite passer des pieds à au-dessus de la tête (honnêtement moi non-plus je ne sais même plus si c’est une métaphore, les jours de tempête la mise à l’eau ressemble à un affrontement face un pilier de rugby qui vient te faucher au niveau des genoux).

J’avoue me sentir un peu escroc quand je dis de faire attention à ne pas se mettre en danger dans ces conditions alors qu’avec 1 ou 2 copains ce sont exactement les conditions qu’on attendait. Je me justifie en disant que j’ai largement un niveau suffisant, et en tête toutes les règles et les reflexes de sécurité nécessaires pour survivre en cas d’imprévus… Mais en être sûr à 100%? Je crois que personne ne peut l’être. Peut-être que ce n’est qu’à l’instant T, emporté par une trombe d’eau le projetant à plus de 50m de haut que le rider A a sût quoi faire pour s’en sortir. Et peut-être qu’à cet instant, le rider B a compris son erreur car il n’a pas sût comment réagir et s’est fait violement projeter en avant dans les lignes d’autres riders, créant un accident mortel.
Je ne sais pas si j’ai tous les bons réflexes en tête mais jusqu’à preuve du contraire, je n’en ai pas encore trouvé d’autres. Pourvu que ça reste ainsi et que je ne prenne pas un jour une leçon que je n’aurais pas sût anticiper.
Voilà un réflexe à connaître: si je me fais surprendre par un grain ou un élément dangereux entrainant une forte variation du vent que ce soit en intensité ou en direction, qu’il est trop tard pour me faire poser l’aile, je dois garder l’aile le plus bas possible et m’éloigner des dangers sous le vent ET des autres pratiquant si possible, la main sur le largueur prêt à enclencher la 1ere sécu voir la seconde. Une aile trop haute, c’est prendre le risque de se faire porter par une rafale, puis projeter en avant.
Si un jour vous me voyez m’envoler emporté par une rafale de vent et m’aplatir contre un rocher, vous pourrez marqué  » il le méritait  » sur ma tombe. Car j’aurais alors joué malgré une carte manquante dans la manche.

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